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lundi 16 octobre 2017

Résidence et certification professionnelle: update

Le temps passe... Et il y a eu du nouveau pour nous!

Tout d'abord nous avons obtenu notre résidence fin Mai, youpi! Si nous ne quittons pas le territoire pour une période trop longue, nous serons résidents permanents en Mai 2019.

Et puis j'ai enfin reçu ma carte de professeure certifiée par le Teaching Council, re-youpi! Je peux maintenant postuler aux offres d'emploi. La route a été longue, et j'ai dû passer un test d'anglais (le IELTS académique, 400 dollars) en plus de mon épais dossier. Heureusement, je n'ai pas eu à faire un stage de formation (pour la modique somme de 4000 dollars) comme je le craignais. 

Notre ainée s'est bien adaptée au rythme scolaire. La vie de l'école est riche en rencontres, spectacles, événements sportifs, fêtes et autres activités qui permettent de bien s'y sentir. Nous sommes très heureux d'avoir choisi l'école du quartier, nous avons le sentiment d'être bien intégrés dans notre communauté, ce qui est très important surtout en tant qu'expatriés. Bon, il faut quand même préciser qu'à Auckland il y a une grande proportion d'expatriés des quatre coins du monde, et qu'on ne se sent pas spécialement "étranger" puisque beaucoup le sont aussi. Mais je pense qu'il est important pour les enfants de se sentir bien dans leur environnement, de connaitre leur quartier, les chemins, les routes autour de leur maison, d'avoir des répères spaciaux. Aller à l'école à pied ou à vélo, croiser les camarades de classe sur le chemin, connaitre les raccourcis, sentir l'air iodé en longeant la mer, savoir où habitent les autres enfants... Tous ces repères contribuent à la construction d'un sentiment d'appartenance et de sécurité, sentiment peut-être même encore plus important pour les parents qui sont, eux, les vrais "déracinés".

En parlant de racines, nous avons passé quelques semaines en France en Juillet/Août, premier retour en trois ans.
Nantes était en plein Voyage, et nous nous y sommes promenés avec un regard de visiteurs. Les installations poétiques, l'énergie estivale, les rues étroites... Nous avons passé de très bons moments en famille et entre amis, mais je ne me verrais pas y revivre. Pas pour l'instant du moins. L'espace que nous avons ici, l'omniprésence de la mer, les plages, la gentillesse des gens, la quasi-absence de fumeurs et la propreté des trottoirs  me manqueraient.

En France, nous avons été frappés par le manque de bienveillance à l'égard des enfants. Pas une journée sans qu'on entende plusieurs fois des gens menacer leurs enfants ("Si tu continues, je t'en colle une"/" Remets-ça, c'est moi qui commande"/"Tu vas te prendre une claque"). Et dans les restaurants, les magasins, les lieux touristiques, aucune marque de gentillesse à l'égard des petits. Ici, à peine entrés on nous apporte crayons, livres de coloriage, jouets et verres d'eau, histoire que l'on puisse s'installer tranquillement.

Ce qui nous a fait rire c'est qu'on nous demande partout de remettre les chaussures à nos enfants. Ah, s'ils savaient, ces français,  qu'il existe un pays où les enfants marchent souvent pieds-nus, dehors, au supermarché, à l'école... J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ces petits pieds en rentrant ici, même si c'était encore l'hiver. Je les ai vus traverser les rues, fouler les pelouses, courir sur le sable.

Tout un symbole, tout un symbole.

Human, Child, Girl, Blond, Barefoot, Mature, Swing


lundi 11 juillet 2016

De ma galère d'être mère en Nouvelle Zélande... Regard en arrière



Bon, je ne suis pas faite pour être mère au foyer, hein, ça commence à être bien clair. Même les jours où mes enfants sont à la crèche et où je pourrais me détendre, je désespère de ma situation.


Tout d'abord, je n'ai pas dormi depuis 4 ans, pas plus de quelques heures d'affilée en tous cas, donc mon cerveau ne fonctionne qu'au ralenti. Ce qui fait que ça m'a pris tout ce temps pour réaliser que je n'aimais pas cette situation.

Les femmes  d'ici sont habituées à arrêter de travailler quand elles ont un enfant. Elles s'en occupent en général jusqu'à ses cinq ans, âge auquel il entre à l'école. Elles mettent leur vie professionnelle et leur salaire entre parenthèses pendant plusieurs années.

Mais moi je ne m'y fais pas du tout du tout du tout. Ma plus jeune n'a même pas deux ans alors en théorie j'ai encore 3 ans à faire comme ça? Non, j'exagère, à partir de trois ans les enfants peuvent avoir une place au kindergarden qui a l'avantage d'être gratuit. Ben voilà! Problème résolu alors? plus qu'un an à attendre.

Mais le kinddie comme on l'appelle affectueusement ici a quand même de sérieux désavantages. D'abord, on n'obtient pas toujours une place dès trois ans (I, notre aînée, avait presque 4 ans quand elle a pu y entrer). Et puis selon les endroits, il y a une restriction quant au nombre de jours et d'heures où notre enfant peut y aller. Certains kinddies ne proposent que des demies journées (8:30- 11:30, ou 11:30-14:30, soupir) et seulement quelques jours par semaine. Re-soupir.

Ils ferment à 14:30. Soupir final.

Avant... avant en France, j'avais un travail que j'aimais, et qui ne me cantonnait pas au monde des enfants.
Avant en France ma fille allait à la crèche 4 jours par semaine, et je pouvais la récupérer sans stress après mon travail.
Avant en France je la gardais le mercredi et cela suffisait amplement (quand je vous dis que je n'ai pas trop la fibre dite maternelle, il faut me croire).

Avant en France je ne voulais pas d'un 80% parce que je sentais bien que j'allais me faire avoir.  En tant que prof, on peut avoir un bon emploi du temps en étant à temps plein et un mauvais en étant à temps partiel, donc je préférais faire toutes mes heures et avoir mon salaire complet.

Non, je n'ai pas envie de rentrer en France. J'aime Auckland et la NZ. J'aime les gens que j'ai rencontrés ici. J'aime le climat (23 degrés en plein hiver sur ma terrasse ce midi) et la beauté des paysages, la mer, les gens, etc..

Mais je n'aime pas être mère au foyer. Il faut que je fasse quelque chose pour changer cela.

La semaine dernière on m'a proposé un travail à plein temps qui ne payait même pas la crèche des filles. Soupir. Et qui n'était même pas intéressant. Soupir soupir soupir.