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dimanche 18 décembre 2016

Le fabuleux monde du travail

Ma situation de travailleuse précaire a été poussée à bout lorsque j'ai été mise au "chômage technique" (sans indemnité) deux semaines avant la date supposée. Après trois mois de bons et loyaux services, on m'a quand même dit clairement qu'on avait très envie de me revoir en Janvier et on m'a proposé un contrat avec un peu plus de garanties (un peu plus seulement, car je devais refaire une période d'essai, et donner mon accord à pas mal de conditions qui ne me paraissaient pas très avantageuses). 

Et le salaire, lui, ne changeait pas, il était même inférieur à ce qu'on gagnait actuellement, car cette fois-ci on côtisait pour nos congés payés.

Après quelques secondes de réflexion, j'ai dit merci mais non merci au salaire de $34 000 pour enseigner de 9h à 14h30 dans cet institut de langue anglaise.  Pour information, un professeur du secondaire gagne environ $60 000 (selon mes sources).

Et j'ai décidé de faire enfin (deux ans après notre arrivée en NZ!) reconnaître mes diplômes de professeur de secondaire. Il faut dire que le processus n'a rien de très attrayant. Dans l'ordre:

1. Regrouper tous mes diplômes, certificats, relevés de notes, et autres documents des 20 dernières années de ma vie.

2. En faire traduire certains (environ $50 par document) 

3. Les photocopier et les faire certifier conformes (gratuit, youpie!)

4. Effectuer une pré-inscription en ligne auprès du NZQA et payer la modique somme de $800 pour qu'ils me disent si oui ou non mes qualifications sont reconnues ici. S'ils disent non, cet argent est perdu.

5. Envoyer les documents originaux au NZQA

6. En parallèle,  faire un dossier auprès de l'organisme qui s'occupe de la certification des professeurs afin de faire valider mon dossier et obtenir le sésame: mon nom sur la liste des professeurs habilités à enseigner en Nouvelle Zélande (coût minimum: $200, mais pouvant atteindre plus de $4000 si je dois faire un stage de "mise à niveau"). Leur envoyer les copies des certificats et diplomes, la réponse positive du NZQA, ainsi qu'un extrait de casier judiciaire et une double preuve d'identité à faire établir auprès d'un directeur d'école ou de crèche (véridique!). 

J'aurais sans doute dû décortiquer l'étape 6 en sous-étapes....

Si tout se passe comme prévu, mon nom pourrait être sur cette liste dans environ deux mois. Je n'y crois pas beaucoup parce que d'une part je n'ai pas encore réussi à localiser tous mes diplômes, et d'autre part je pense qu'ils vont me demander de refaire un stage. Et là, le coût me fera réflechir encore un peu.

Il faut dire qu'avoir son nom sur la liste ne garantit pas un emploi. Il donne juste le droit de postuler auprès des écoles qui elles doivent impérativement employer un enseignant dont le nom figure sur la liste. Et des postes d'enseignante de français, il n'y en a pas des masses non plus ici. Les quelques-uns que j'ai vus étaient souvent des temps partiels en plus.

Enfin, les dés sont à moitiés jetés, j'ai payé et renvoyé une partie du dossier, il ne me reste plus qu'à continuer.

Update: Au moment où j'écrivais ceci mon ex-employeur m'a téléphoné pour me demander de faire un remplacement à plein-temps en Janvier. J'ai accepté, au moins comme ça, ça m'occupera pendant la longue attente.


jeudi 6 octobre 2016

Des nouvelles du front

Voilà un  mois que j'ai remis les pieds (ou un pied peut-être, vu que je suis à mi-temps) dans l'étrange monde du travail. 
La transition a été facile pour les filles, et j'ai la chance d'avoir de bons amis qui m'ont aidée en gardant l'ainée quelques jours pendant les vacances. Je rappelle que le kindergarden est certes gratuit, mais fermé pendant les vacances scolaires. 

Globalement, je suis contente de mon sort. Bien sûr, après quelques semaines de lune de miel, je découvre maintenant les tensions et les problèmes qui existent dans tous les lieux de travail du monde. Mais au moins notre structure est à taille humaine et les contacts humains sont faciles à établir. Et j'enseigne le théâtre en anglais à un groupe une fois par semaine, yes!

J'ai découvert que les autres enseignants ont le même statut précaire que moi, mais cela devrait changer dans les semaines à venir et nous devrions avoir des CDI. Le salaire cependant ne devrait pas évoluer beaucoup, malheureusement. 

J'ai réalisé que ce n'est pas parce que je vivais dans un pays anglophone que je pratiquais beaucoup mon anglais et faisais des progrès. Evidemment, après avoir vécu plus de dix ans en pays anglophones, mon niveau d'anglais a atteint un plateau et les progrès se font au compte-goutte. Mais il me reste encore des tas de choses à apprendre et surtout j'aimerais travailler mon accent afin de passer pour une anglophone. Je ne cherche pas à imiter l'accent kiwi car ce n'est pas mon préféré, mais britannique ça m'irait bien.  Petit challenge personnel qui me permettrait aussi d'être plus performante au travail.

A la maison nous parlons français, bien entendu, et jusqu'ici je donnais aussi des cours de français. Mes meilleurs amis n'ont pas spécialement l'anglais pour langue maternelle, à part un ou deux. Mes chances de progresser étaient donc jusqu'ici assez limitées. Mais à présent, je parle anglais avec mes collègues, et je dois  présenter un modèle linguistique authentique à mes étudiants, ce qui me pousse à faire des efforts. 



mercredi 7 septembre 2016

Retour dans le monde du travail 1

Et voilà, après quelques envois de CV à droite et à gauche, j'ai décroché un emploi! Youhou!

Inutile de s'affoler outre-mesure, il ne s'agit que d'un emploi d'enseignante à temps partiel de 15 heures par semaine. Je vais travailler tous les matins et avoir mes après-midis libres  avec mes enfants. 

Bon, ça demande un peu d'organisation évidemment. Une journée supplémentaire en crèche et extension des horaires pour la petite, une nounou à domicile deux matinées par semaine pour les deux, un arrangement avec une autre famille pour emmener l'ainée à la petite école française, une répartition optimale des tâches mâtinales (confection des boites déjeuner, préparation des sacs, habillage, transport des enfants), et l'achat d'un vélo-casque-lumières-veste jaune-antivol pour que je puisse aller au travail.

La question du salaire élucidée par mes soins après l'offre d'emploi, -une pudeur néo-zélandaise peut-être?-, je constate non sans peine que ce que je gagne couvrira à peine ce que je dépense en frais de garde. Et que si j'ai des horaires de professeure agrégée, le salaire lui est inférieur à un smic français...

Mais je DOIS travailler. Je le veux. Je n'en peux plus de rester à la maison.

Le jour de la signature du contrat arrive. Ma petite s'agite sur mes genoux dans le bureau du secrétariat et par-dessus sa tête je distingue les mots "Independent contractor", signifiant que je ne suis pas une employée de l'entreprise, mais une contractuelle. Je devrai déclarer mes impots moi même, et surtout je n'ai droit ni aux congés payés ni aux congés maladie.
De plus il s'agit d'un CDD qui peut prendre fin à tout moment si "le nombre d'étudiants inscrits baisse".

N'est-ce pas que ça donne envie, hein?  

Pourtant le travail a l'air intéressant, les élèves et les collègues sont agréables, et je vais enseigner l'anglais à des étrangers, ce qui est ce que je faisais en France. Il s'agit d'une petite structure où je vais aussi pouvoir faire un cours de théâtre. 

Bon, je me donne quelques mois pour trouver mes marques et... voir si je peux négocier un autre contrat?





lundi 11 juillet 2016

De ma galère d'être mère en Nouvelle Zélande... Regard en arrière



Bon, je ne suis pas faite pour être mère au foyer, hein, ça commence à être bien clair. Même les jours où mes enfants sont à la crèche et où je pourrais me détendre, je désespère de ma situation.


Tout d'abord, je n'ai pas dormi depuis 4 ans, pas plus de quelques heures d'affilée en tous cas, donc mon cerveau ne fonctionne qu'au ralenti. Ce qui fait que ça m'a pris tout ce temps pour réaliser que je n'aimais pas cette situation.

Les femmes  d'ici sont habituées à arrêter de travailler quand elles ont un enfant. Elles s'en occupent en général jusqu'à ses cinq ans, âge auquel il entre à l'école. Elles mettent leur vie professionnelle et leur salaire entre parenthèses pendant plusieurs années.

Mais moi je ne m'y fais pas du tout du tout du tout. Ma plus jeune n'a même pas deux ans alors en théorie j'ai encore 3 ans à faire comme ça? Non, j'exagère, à partir de trois ans les enfants peuvent avoir une place au kindergarden qui a l'avantage d'être gratuit. Ben voilà! Problème résolu alors? plus qu'un an à attendre.

Mais le kinddie comme on l'appelle affectueusement ici a quand même de sérieux désavantages. D'abord, on n'obtient pas toujours une place dès trois ans (I, notre aînée, avait presque 4 ans quand elle a pu y entrer). Et puis selon les endroits, il y a une restriction quant au nombre de jours et d'heures où notre enfant peut y aller. Certains kinddies ne proposent que des demies journées (8:30- 11:30, ou 11:30-14:30, soupir) et seulement quelques jours par semaine. Re-soupir.

Ils ferment à 14:30. Soupir final.

Avant... avant en France, j'avais un travail que j'aimais, et qui ne me cantonnait pas au monde des enfants.
Avant en France ma fille allait à la crèche 4 jours par semaine, et je pouvais la récupérer sans stress après mon travail.
Avant en France je la gardais le mercredi et cela suffisait amplement (quand je vous dis que je n'ai pas trop la fibre dite maternelle, il faut me croire).

Avant en France je ne voulais pas d'un 80% parce que je sentais bien que j'allais me faire avoir.  En tant que prof, on peut avoir un bon emploi du temps en étant à temps plein et un mauvais en étant à temps partiel, donc je préférais faire toutes mes heures et avoir mon salaire complet.

Non, je n'ai pas envie de rentrer en France. J'aime Auckland et la NZ. J'aime les gens que j'ai rencontrés ici. J'aime le climat (23 degrés en plein hiver sur ma terrasse ce midi) et la beauté des paysages, la mer, les gens, etc..

Mais je n'aime pas être mère au foyer. Il faut que je fasse quelque chose pour changer cela.

La semaine dernière on m'a proposé un travail à plein temps qui ne payait même pas la crèche des filles. Soupir. Et qui n'était même pas intéressant. Soupir soupir soupir.


lundi 2 mai 2016

Femme expatriée, femme au foyer?

On trouve de tout sur Facebook, et un de mes contacts a posté cet article du Point que je trouve assez intéressant:

Femme d'expat ou femme expat?

Et puis j'ai découvert ceci:

Moi fabuleuse expatriée

Je vous laisse lire tout cela tranquillement et je réponds moi-même aux trois questions:

1. Vous sentez-vous femme d’expatrié ou femme expatriée ?

 

Mmm... Déjà je me sens femme, ou plutôt mère, beaucoup plus que si j'étais restée en France. J'ai suivi mon mari ici (pas contre mon gré, je l'ai plutôt poussé à partir!) et j'ai mis ma fabuleuse carrière de professeure d'anglais au sein de l'Education Nationale entre parenthèses. 

Ici, c'est moi qui passe le plus de temps avec les enfants. Je suis devenue mère au foyer, ce que je n'aurais jamais imaginé faire. J'étais très très loin de cette vie là en France.

Ma vie se vit au rythme des enfants, certes, mais j'ai aussi mes activités, mes amis, et mon entreprise qui se développe.  Ceci me permet d'avoir une identité propre, sans me sentir définie par mon mari. Oui, c'est son travail qui nous a permis de nous installer ici, c'est son salaire qui nous fait vivre, mais mon rôle est tout aussi important que le sien. 

2. L’expatriation vous a-t-elle obligée à vous réinventer ?

 

Oui! Si je n'avais pas d'enfants, ou bien si le système de garde était aussi facile qu'en France, j'aurais sans doute effectué les démarches nécessaires pour devenir enseignante ici et je travaillerais probablement maintenant comme professeur de français dans un collège/lycée.

Mais on n'est pas en France. L'école commence à 5 ans et les crèches sont très chères et/ou ferment tôt. Avec deux enfants en bas âge,  mon salaire de professeure couvrirait juste la crèche et les transports, alors le calcul était vite fait. 

J'ai donc dû totalement me réinventer et créer une activité me permettant de travailler à mon rythme. 

L'expatriation m'a poussée à être créative et innovante, à sortir des sentiers battus et à me découvrir aussi.


3. L’expatriation a-t-elle changé votre vision de votre place au sein du foyer ?

 

Oui, puisque j'évolue dans une société différente. Ici, le temps passé avec les jeunes enfants est précieux, et lorsque je leur parle du système français,  les gens sont étonnés que l'on reprenne le travail si tôt et que l'école commence à 3 ans. 

Changer de pays et de culture m'a fait prendre conscience qu'il y avait d'autres possibilités de vie familiale, et que cela ne rimait pas toujours avec un retour en arrière pour la femme. On peut être maman au foyer ET avoir une activité professionnelle/culturelle enrichissante.










jeudi 18 juin 2015

Mais qui va s'occuper des enfants?

Je suis une femme moderne qui se qualifie volontiers de "féministe" dès qu'une inégalité ou une pointe de sexisme apparait à l'horizon. A la fin de mon premier congé maternité, je suis remontée sur mon vélo et ai repris avec plaisir le chemin du travail (au passage, un très joli chemin de terre le long de l'Erdre).
Je ne me suis pas posé de question. Je voulais et devais travailler. Très peu de femmes autour de moi avaient pris un congé parental, et de plus j'appréciais énormément ma carrière qui m'offrait de nouvelles opportunités à chaque rentrée. Traduisez-cela par: TZR (professeur titulaire remplaçante) dans l'Education Nationale, qui a toujours eu la chance de faire des remplacements qui lui plaisent.

I avait 4 mois quand elle est allée à la crèche quatre jours par semaine (j'avais mon mercredi). Les premiers jours ont été difficiles, plus pour moi que pour elle sans doute, mais je bénéficiais d'un énorme avantage: comme je commençais le travail tôt, c'est le papa de I qui l'emmenait à la crèche et m'évitait ainsi la difficulté de la séparation. Et j'avais la joie d'aller la chercher en fin d'après-midi. Les responsabilités semblaient ainsi partagées équitablement entre papa et maman.

Le mercredi soir j'étais souvent épuisée et heureuse de retourner au travail le lendemain. Il m'était essentiel de voir du monde, de préparer des cours et de faire travailler mon cerveau.

2 ans et demi plus tard, la fin de mon second congé maternité coincide avec notre arrivée à Auckland. Mon conjoint a un travail qu'il commence deux jours après avoir posé le pied sur le sol néo-zélandais, et je me retrouve dans un appart-hôtel avec deux jeunes enfants. Les journées me semblent longues. Mon envie de découvrir la ville se heurte aux pleurs et besoins de mes enfants. Entre les tétées, les siestes, les sorties avec une en écharpe et la deuxième qui se débat et hurle dans la poussette ou que je peine à rattrapper lorsqu'elle se met à courir dans la rue, je perds souvent mon calme. Le décalage horaire perturbe leur sommeil et elles ne dorment plus la nuit. La transition entre deux maisons, deux pays, deux langues, est dure pour l'ainée qui crie beaucoup.

Je me mets en quête d'une crèche dès que nous avons trouvé une maison de location. Après quelques mails j'en trouve une qui a de la place pour mes deux filles. Lorsque je visite, je suis conquise par l'ambiance relax: les enfants marchent pieds nus, font les activités qui leur plaisent, se déguisent, jouent dehors ou dedans à leur guise. Et il y a un jardin avec un petit trampoline! C'est une petite structure (25 enfants maximum) avec une salle dédiée aux moins de 2 ans mais qui permet aux frères et soeurs de se voir et jouer ensemble pendant la journée. Personne ne parle français mais on m'assure que I parlera anglais dans quelques mois.  On décide de commencer par trois jours par semaine, et quand je trouverai un travail on pourra mettre les filles 4 ou 5 jours. La journée se termine à 17h30 et c'est le plus long que j'ai trouvé (en France notre crèche fermait à 19h).

Le seul point négatif est le prix: 55 dollars NZ par jour pour I, 72 pour A.
Mais bon, I a besoin d'apprendre l'anglais et d'être avec d'autres enfants. Et puis je vais bientôt travailler.

Je commence en effet, deux mois après notre arrivée, à donner des cours de français. Mais je ne trouve que quelques heures, et ce que je gagne ne paye même pas la crèche. De plus, je travaille souvent le soir, et me retrouve un peu seule en journée. Ayant besoin d'utiliser mon temps de façon productive, je m'occupe des tâches ménagères, des courses, ne profitant pas vraiment de ma liberté retrouvée. Je me sens un peu coupable de mettre mes filles à la crèche alors que je ne travaille pas beaucoup.

Les deux journées où je m'occupe d'elles, je découvre tout l'arsenal dont disposent les mamans kiwis: entre les groupes de jeux, les activités gratuites, les rencontres au parc, les cours de danse/ dessin/ musique/ rugby, les communautés regorgent d'activités permettant aux mamans (ce sont souvent les mamans) d'occuper leurs enfants et de rencontrer du monde. Car l'école ici ne commence qu'à l'âge de 5 ans (le jour des 5 ans, même!), et il faut donc bien s'occuper et socialiser les enfants avant.

Je rencontre des mamans et me fais des amies, ce qui rend la vie beaucoup plus agréable. On se retrouve au parc, aux groupes de jeux, à la musique, et on s'invite même les unes chez les autres après quelques semaines.

De trois jours de crèche, je passe à deux jours. Une amie espagnole me dit qu'elle aussi a commencé par trois jours en pensant augmenter lorsqu'elle trouverait un travail, et puis a au contraire réduit les jours de crèche en constatant que ce qu'elle gagnerait en couvrirait seulement les frais.

J'ai calculé qu'enseigner à plein temps ne me rapporterait qu'un salaire assez maigre, une fois les frais de garde déduits. C'est donc avec plaisir que j'ouvre les bras à ce que j'aurais autrefois qualifié de "retour en arrière" et d'"antiféminisme". Jamais je n'aurais pensé qu'un jour je cesserais (presque, je donne entre 5 et 8 h de cours par semaine) de travailler pour m'occuper de mes enfants.

Je suis dans un autre pays, j'embrasse une autre culture. Temporairement. Je suis en ce moment plus proche du statut de "mère au foyer" que je ne l'ai jamais été. Et je me dis que  j'ai de la chance de pouvoir passer du temps avec mes enfants, même si les journées avec deux petites de 10 mois et 3 ans ne sont pas toujours faciles. Mais j'apprends à apprécier ces moments. A oublier toutes les idées préconçues que j'avais sur le sujet et à profiter du temps présent.

Sur les deux jours où elles vont à la crèche, je travaille quelques heures mais surtout j'ai un peu de temps pour participer à un atelier d'écriture et écrire, une activité qui m'a toujours intéressée mais que j'ai délaissée faute de temps. Je peux aussi peindre, me promener, visiter, lire...

Et c'est peut-être pour cela finalement que je suis zen: j'ai trouvé un certain équilibre de vie.