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lundi 1 mai 2017

Entrée à l'école


Une des "entrées" de l'école

Notre ainée vient juste d'avoir 5 ans, un âge très important en Nouvelle Zélande car il correspond à l'entrée à l'école primaire. Point d'école maternelle ici, seulement le jardin d'enfant facultatif et généralement à mi-temps (voir les posts précédents pour plus d'informations). L'entrée à l'école est donc un moment crucial pour les enfants et leurs parents, et s'effectue dès le jour de l'anniversaire ou juste après. 

Autour de moi, les avis divergent, certains estimant que 5 ans c'est bien trop tôt pour aller à l'école, et que l'on ferait mieux d'attendre 6 voire 7 ans comme dans certains autres pays (scandinaves entre autres). L'adaptation est quelquefois difficile, surtout pour les parents (et ils sont nombreux) qui ont été très impliqués dans l'éducation de leurs enfants avant 5 ans.

Moi, étant française, je suis très contente que ma fille aille ENFIN à l'école! De plus qu'ici, où l'école est avant tout un lieu dédié à l'épanouissement de l'enfant, on échappe à la rigidité du sytème français.

La devise de l'école de notre fille est la suivante:

To provide a secure, caring environment where the unique potential of each student is fostered so that they will develop into confident, open-minded thinkers with a positive attitude to life long learning.

Fournir un environment sûr et attentionné où chacun est encouragé à développer de façon unique son potentiel vers l'ouverture d'esprit et la confiance en soi, ainsi qu'une attitude positive envers l'apprentissage tout au long de la vie.

Nous avons eu le choix entre trois écoles avoisinantes situées toutes à une quinzaine de minutes de marche dans des directions opposées. Et bien sûr nous aurions également pû mettre notre fille à l'une des écoles bilingues français-anglais, mais la plus proche étant située à 25 minutes de route (voire plus avec les embouteillages), nous avons choisi une école de 300 élèves dans un très bel environment à proximité de chez nous.

Les élèves sont accueillis dès 8:30 dans la salle de classe, et la cloche sonne à 8:55. On peut donc arriver tranquillement quand on le souhaite entre 8:30 et 8:55, s'installer, jouer, sans que les parents aient besoin de rester. A son arrivée, l'enfant dépose sa bouteille d'eau personnelle, son sac et son sac de lecture dans les espaces dédiés.  Dans le sac de lecture il y a un livre prêté tous les jours par l'école et que l'on doit lire avec notre enfant le soir. On trouve également un petit carnet pour écrire le bilan de la lecture et assurer ainsi la communication entre l'enseignant et la famille.

Il y a une courte pause à 10 heures pour manger un fruit/légume apporté par l'enfant, une vraie récréation de 11:00 à 11:30 où on prend son goûter, et une pause-déjeuner de 13 heures à 13:45 où l'on mange le contenu de sa boîte-déjeuner apportée également. Non, pas de cantine ici malheureusement. Mais à part ça, tout le reste est parfait! Autour des salles de classes, beaucoup d'espaces verts, de jeux, de pelouse, un jardin de légumes, une piscine extérieure que les enfants utilisent aux trimestres 1 et 4 (de Fevrier à Avril, et d'Octobre à Décembre). Les plus jeunes ont un espace de jeux extérieur qui leur est réservé, juste devant leur salle de classe, mais ils peuvent également explorer le reste de l'école comme bon leur semble. 

L'espace des plus jeunes


Une vue dégagée


La journée se termine à 15 heures, et les enfants ont classe tous les jours, du lundi au vendredi. Il y a des activités périscolaires payantes de 15 heures à 18 heures si l'on ne peut pas venir chercher notre enfant à 15 heures.

On doit acheter les fournitures, ce qui nous est revenu à une soixante de dollars pour l'année. L'école est gratuite mais demande aux parents une "voluntary donation" (un don volontaire) d'une centaine de dollars environ. Pas d'uniforme dans notre école même si celui-ci existe dans certains établissements.

Comme toutes les écoles, les parents (et grands-parents aussi!) sont accueillis à bras ouverts et peuvent rester aider quand ils le souhaitent. Lors de la deuxième journée de ma fille, je suis restée participer à une activité de jeux mathématiques et ai eu une petite équipe de quatre enfants à mener d'activité en activité dans le grand hall. Les enfants sont encouragés à travailler en équipe et à prendre des initiatives. Qu'elle n'a d'ailleurs pas été ma surprise lorsque je me suis rendue au secrétariat pendant la récréation ce matin et ai été accueillie chaleureusement par deux élèves de l'équivalent du CM2 qui repondaient au téléphone et recevaient les visiteurs avec grand professionnalisme, pendant la pause de la secrétaire!

Ah, et j'oubliais: il n'y a pas de grille. Pas de portail pour entrer dans l'enceinte de l'école. C'est comme un mini-campus en quelque sorte. La liberté dès 5 ans!

lundi 2 mai 2016

Femme expatriée, femme au foyer?

On trouve de tout sur Facebook, et un de mes contacts a posté cet article du Point que je trouve assez intéressant:

Femme d'expat ou femme expat?

Et puis j'ai découvert ceci:

Moi fabuleuse expatriée

Je vous laisse lire tout cela tranquillement et je réponds moi-même aux trois questions:

1. Vous sentez-vous femme d’expatrié ou femme expatriée ?

 

Mmm... Déjà je me sens femme, ou plutôt mère, beaucoup plus que si j'étais restée en France. J'ai suivi mon mari ici (pas contre mon gré, je l'ai plutôt poussé à partir!) et j'ai mis ma fabuleuse carrière de professeure d'anglais au sein de l'Education Nationale entre parenthèses. 

Ici, c'est moi qui passe le plus de temps avec les enfants. Je suis devenue mère au foyer, ce que je n'aurais jamais imaginé faire. J'étais très très loin de cette vie là en France.

Ma vie se vit au rythme des enfants, certes, mais j'ai aussi mes activités, mes amis, et mon entreprise qui se développe.  Ceci me permet d'avoir une identité propre, sans me sentir définie par mon mari. Oui, c'est son travail qui nous a permis de nous installer ici, c'est son salaire qui nous fait vivre, mais mon rôle est tout aussi important que le sien. 

2. L’expatriation vous a-t-elle obligée à vous réinventer ?

 

Oui! Si je n'avais pas d'enfants, ou bien si le système de garde était aussi facile qu'en France, j'aurais sans doute effectué les démarches nécessaires pour devenir enseignante ici et je travaillerais probablement maintenant comme professeur de français dans un collège/lycée.

Mais on n'est pas en France. L'école commence à 5 ans et les crèches sont très chères et/ou ferment tôt. Avec deux enfants en bas âge,  mon salaire de professeure couvrirait juste la crèche et les transports, alors le calcul était vite fait. 

J'ai donc dû totalement me réinventer et créer une activité me permettant de travailler à mon rythme. 

L'expatriation m'a poussée à être créative et innovante, à sortir des sentiers battus et à me découvrir aussi.


3. L’expatriation a-t-elle changé votre vision de votre place au sein du foyer ?

 

Oui, puisque j'évolue dans une société différente. Ici, le temps passé avec les jeunes enfants est précieux, et lorsque je leur parle du système français,  les gens sont étonnés que l'on reprenne le travail si tôt et que l'école commence à 3 ans. 

Changer de pays et de culture m'a fait prendre conscience qu'il y avait d'autres possibilités de vie familiale, et que cela ne rimait pas toujours avec un retour en arrière pour la femme. On peut être maman au foyer ET avoir une activité professionnelle/culturelle enrichissante.